Enseignement spontané : la douleur morale, le pardon 

La douleur morale est un pu de l'âme, qu'il faut évacuer pour ne pas tomber dans le gouffre du désespoir.
Dis, à chaque fois que tu le peux, ta souffrance, sans y mettre de méchanceté ni de haine ni de vengeance.
Ta souffrance ne te justifie pas aux yeux des autres, pour les faire souffrir eux-mêmes.
Elle t'appartient. Elle a un but, une fonction.
Tu dois la dépasser par ta façon d'être. Tu dois l'exprimer gentiment pour t'en libérer.
L'autre n'est pas un exutoire de ta vengeance. Il est un cœur qui t'écoute et seulement cela.
La douleur morale n'est pas une fatalité. Elle n'est qu'un outil de progression vers autre chose de plus grand, de plus haut. Elle se transcende dans cet espace de création. Accueille-la comme telle, sans rancœur. Elle t'appartient. Elle n'est pas une punition, mais une des conséquences des éléments de tes vies et de celle-ci aussi. Si tu ne la résous pas, elle sera toujours là, jusqu'à être libérée.

Ne cherche pas à savoir pourquoi. Cela ne t'appartient pas, même si tu penses en avoir une idée claire.
Accueille-la seulement, en remerciant d'avoir enfin l'opportunité de t'en libérer aujourd'hui.
Sois dans l'ouverture, quand la souffrance renferme.
Sois dans l'accueil, quand ton mal te ronge.
Ouvre ton cœur à l'Amour, quand il se rabougrit de haine.
Laisse-le battre à la volée, quand tu le serres.
Ne te nourris pas de cette souffrance, elle n'est pas une raison d'être. C'est une énergie tourbillonnaire qui t'engloutirait jusqu'au néant.

Alimente ton cœur du pardon qui cicatrise la douleur, qui stoppe l'hémorragie de la vengeance.
Es-tu vraiment sûre que l'autre est coupable de ta souffrance.
Aucune vérité ne mérite de se perdre pour être élucidée par l'esprit de votre logique.
Libère-toi de cela et tu seras sauvée.
Lâche ta douleur, sans la rechercher, sans la nourrir, sans t'en satisfaire.
Elle n'est pas raison de vivre. C'est un gouffre qui t'engloutirait.

Les moments du temps présent sont si beaux à vivre, quand ils ne sont pas entachés par le passé.
Ton futur s'appuie sur tes forces du passé et la qualité de ton présent.
Comment pourrais-tu vivre le beau plus tard, s'il se fonde sur tes douleurs passées non résolues.
L'avenir est là, ici et dans d'autres mondes. Continue à le bâtir, comme au début de cette vie. Chaque jour est un début. Chaque instant est une marche à gravir le plus légèrement possible. Rien n'est fini, rien n'est perdu, rien n'est définitif. Il te reste encore tout à faire.

Sois bénie petite âme en souffrance. Tu te libéreras avec chaque instant vécu pleinement en conscience ; sans te morfondre dans une douleur sans consistance ni valeur absolue.
Avance sur ton chemin. Fleuris les côtés de mille fleurs d'Amour, qui t'aideront à avancer malgré ton désespoir.
L'espoir d'une autre vie te fera gambader comme une petite enfant au printemps de sa vie.
Laisse ton cœur s'épancher. Laisse-toi pleurer d'abandon, sans maîtriser ton âme ni ton esprit.
Laisse. Lâche.
Libère-toi de cette peine, elle n'est plus tienne.
Elle est guérie par l'Amour. Tu es aimée, jamais abandonnée, toujours soutenue.
Alors n'aie plus peur de pleurer doucement sur la douceur du pardon et de la confiance.
Tu grandiras encore à chaque instant.
Merci.

Merci pour cet enseignement.

Ce texte est universel, mais il m'a été dicté au féminin. Je verrai sûrement plus tard le pourquoi de ce genre.